Qui suis-je ?

Maya Aprahamian en randonnée pour le blog Kilomètres et Papilles

Tu hésites ? Moi aussi. Et j’y vais quand même.

Je m’appelle Maya. Je ne suis pas une grande athlète. Je souffre dans les montées, je peste dans les pierriers et oui, je roule en vélo électrique – et je l’assume crânement.

Mais à 50 ans, je suis partie seule de Strasbourg à Marseille à vélo. Puis j’ai recommencé. J’ai marché des jours dans des coins sauvages. Et chaque fois, j’ai pris un peu plus confiance en moi.

Ici, je te raconte mes périples – à pied, à vélo -, les pépites culinaires dénichées en route et les paysages qui t’en mettent plein le cœur. Sans filtre, avec mes envolées et mes coups de gueule.

Mon pari : te donner envie de partir, toi aussi. Pas forcément loin. Juste un kilomètre à la fois.

Explorer. Goûter. Partager.


Je ne suis pas toujours sur les routes. Loin de là. Et comme j’habite dans le joli Sud, avec une belle vue mer, mon quotidien n’est pas désespérant.

La curiosité me tient. L’envie de découvrir les routes, les sentiers et la gastronomie de terroir – ne me lâche pas.

Kilomètres et Papilles est la suite logique de Vélo & Papilles : le vélo reste, la marche s’invite.

Tu y trouveras les récits de mes périples, anciens et nouveaux, courts ou plus longs. À pied, à vélo. Je pars seule, à deux, parfois avec des copains – et oui, j’ai fini par faire des émules.

L’écriture est mon fil rouge. Mon ADN. Je pense que la sensibilité aux mots vient de ma double culture allemande et française. J’ai souvent constaté qu’un mot dans une langue n’a pas le même impact ou ne génère pas la même image mentale. Sans parler des expressions. Du formatage.

Quoiqu’il en soit, en itinérance, je livre un récit chaque jour même fatiguée, même tard. Je veux te communiquer mes émotions, mon vécu, avec le plus d’authenticité possible. Des fois, cela part en cacahuète. En poésie, en délire, en envolée vers des sphères insoupçonnées de mon cerveau. Des fois, je peste contre les aléas techniques et je peux devenir encore plus mauvaise que dans une pente raide. Les photos deviennent presque secondaires ; à chaque fois, je me dis que je devrais mieux cadrer, mieux faire… mais c’est le mot qui doit sortir en premier.

Mon rapport au vélo et à la marche ne doit rien au hasard. J’ai passé mon enfance dans des coins reculés en Allemagne. Je te défie d’avoir vécu dans des lieux plus perdus que moi. Tu vois un village, loin de tout, en haut d’un massif type vosgien (mais allemand, le Harz), puis un hameau à 2km du village, à l’orée de la forêt. Alors, mon seul échappatoire, c’était les balades en forêt ou le vélo.

Puis, un virage à 180°, Paris, il y a bientôt quarante ans : s’y déplacer à vélo relevait alors de la pure inconscience.
Je te fais grâce de ma biographie. Après quelques déménagements et trois enfants, j’ai beaucoup roulé. En voiture. Près de 180 km par jour pour mon travail. Alors, les Staus (bouchons) et les Autobahn (autoroutes), j’ai eu ma dose jusqu’à la fin de ma vie.

En 2013 – hourrah ! – plus que 18 km pour aller bosser. J’habitais alors à Strasbourg, en Alsace, où le vélo est une institution. L’évidence s’est imposée : ces trajets-là, je les ferais à vélo. Enfin presque. Avec un vélo à assistance électrique. Mon bébé d’amour que j’ai choisi … pour sa couleur rouge.

Et comme pour toute résolution, c’est passé de très souvent à souvent. Enfin, disons que j’ai vélotaffé quand il ne pleuvait pas. Et que je hais la neige et le gel. Le froid globalement. Au début, pas question d’un casque, puis après une gamelle sur des feuilles mortes, un casque à fleurs me parut un bon compromis.

Puis 2020. Le confinement, le ras-le-bol. Pour mes 50 ans, je me suis offert un Strasbourg-Marseille en solo (avec ma Ferrari 2 roues). Quatorze jours, version confort, en sécurité.

Départ un 1er juillet à Strasbourg devant la maison où la Marseillaise fut composée. Arrivée un 14 juillet sur le Vieux Port de Marseille. J’écrivais tous les soirs. Ce fut le début de Vélo et Papilles. Un site bricolé sur Google Sites – une horreur ! – puis sur Wix.
Ces deux semaines furent un déclic. Une bouée mentale pour les mois qui ont suivi. Parfois, les emmerdes arrivent en escadrille.

En 2022, direction le soleil de la Côte Bleue, loin du froid. Pour marquer cette transhumance de l’Alsace vers le Sud, nous avons refait le trajet Strasbourg-Marseille à vélo. Cette fois-ci à deux ! Mon homme a été mordu à son tour par ce type de périple… hihi, je sais me montrer convaincante quand il s’agit de s’évader.

Depuis, je roule souvent sous le soleil de la Côte Bleue. Moins sereine quand des excités passent trop près en voiture. Et je ne parle même pas de Marseille. C’est un peu la même galère qu’à Paris il y a quarante ans.

Et devine ? Les kilomètres se sont accumulés. Du soleil de la Méditerranée aux châteaux de la Loire, la passion n’a fait que grandir. Pour s’attaquer à la Véloscénie et surtout jouer à armes égales avec les amis équipés de bolides, mon vieux compagnon de douze ans, affectueusement nommé Ferrari, a passé la main. C’est désormais avec Cubiton, mon fidèle Cube électrique, que je poursuis l’aventure.

en moyenne, on pédale 80 kilomètres par jour. Parfois plus. Nos périples habituels ne dépassent pas une semaine.

La mesure de la sagesse, de la bourse et du plaisir (et d’un jardin qu’il faut arroser).

Mais qui sait, le jour où je gagnerai au loto, cela changera peut-être.

C’est simple : mon kiff sportif, c’est le vélo électrique. Ne me réponds pas que c’est un truc de mauviette ! On pédale et pas tout le temps en mode Turbo ! Plutôt Tour ou Éco pour faire tenir la batterie quand on doit faire un long trajet.

En tous les cas, nous sommes bien rincés le soir et nous méritons notre gueuleton.

À part cela ?

J’aime aussi la rando (à pied entre 20 et 30 kilomètres quotidiens) dans des lieux isolés, sauvages (même si je souffre dans les montées et que je pique une crise de nerf dans les pierriers en pente). Mais je n’ai jamais peur des rencontres, y compris face à un sanglier qui se fait courser par un loup (véridique !).

Côté hébergement, je privilégie la chambre d’hôtes ou l’hôtel pendant mes itinérances. « Ah bon ? » diras-tu… ben oui, pas folle la guêpe. On peut se laver correctement, on a un vrai matelas avec un bon oreiller. Et on a de l’électricité. ce qui est utile pour mettre les récits sur le site internet.

Cela dit, j’aime aussi tester d’autres façons de faire. J’ai tenté – et je retenterai – le camping. C’est pas cher et très chouette… sauf quand je me retrouve à planter la tente sur un terrain de foot en Lozère, par zéro degré, avec un sac de couchage qui ne ferme pas. Ou sur un terrain en pente. Et à me laver dans une rivière et de voir passer quelqu’un alors qu’il y avait strictement personne depuis deux heures. Avec le recul, tout cela fait partie de l’apprentissage. Et ouvre la porte à des rencontres inattendues.

Tactical 13

Comme vous le devinez, je ne suis pas une trekkeuse au profil ultra affûté. Ni une cycliste capable de changer une roue sous une pluie battante, avec des rafales à 70 km/h. Ni un Mike Horn. Je suis Maya, je m’adapte, je trouve des solutions.

Et souvent, des gens formidables sur mon trajet.

C’est dans cet esprit que j’ai investi dans un chariot de randonnée ultra-léger (moins de 2 kg), le Tactical 13.

Le principe est simple : on fixe le sac à dos sur un harnais et les bâtons de marche (les miens). Les roues de mon modèle sont en titane.

Le tout est fixé à une ceinture ultra solide. L’ensemble se déplie pour se ranger facilement en cas de nécessité ou lorsque la rando est terminée.
Et surtout, on ne trimballe plus sur le dos.

Une vraie pépite d’ingéniosité : il permet d’emporter tente, sac de couchage et de glaner, au fil des kilomètres, quelques trésors culinaires.

Très efficace sur le roulant, nettement moins dès que le terrain se complique, bien qu’il soit possible de porter le chariot sur le dos en cas de nécessité.

Avec le temps, j’ai quand même allégé le schmilblick pour les itinérances à pied et sans chariot (par exemple dans la Vallée de la Roya) : un sac à dos de 50 L, des vêtements en mérinos, une gourde filtrante suffisent pour partir en itinérance sans crouler sous le paquetage. Moins de poids, plus de liberté. Et surtout, plus de place pour ce qui compte vraiment : s’en mettre plein la vue, le cœur et l’âme.

Un autre kiff : les papilles

Cela, je le dois sans doute au mari de ma grand-mère française qui était un fin gourmet et qui m’a fait découvrir les premiers restos étoilés à mon adolescence.

Et puis surtout, il y a la France, si merveilleuse et variée, sa culture de la bonne chair, des bons produits, de très bons vins. Et tant de magiciens passionnés. Enfin bref, vive la France !!!

Après une journée active, quel bonheur de tomber sur un produit local, une adresse authentique, au bon moment. Sur Kilomètres et Papilles, je privilégie toujours l’authenticité. Cela compte autant que les kilomètres.

Je goûte, je teste, je cherche à comprendre. Même en dehors de mes périples.

En ce moment, je me passionne pour la fermentation : bière maison, choucroute, levain. Un autre rythme, mais la même curiosité.


Si tu m’as lu jusque-là, d’abord un immense merci. Tu as désormais une meilleure idée de qui je suis.

Mon objectif n’est pas de te vendre quoi que ce soit, mais simplement de te donner envie de partir. Pas forcément loin, mais pour apprendre à regarder autrement ce qui t’entoure. Crois-moi, c’est facile – même en tant que femme, même si l’on n’est pas une grande athlète.

L’essentiel, c’est de (re)prendre confiance en toi, un kilomètre à la fois.

La France regorge de GR et de véloroutes qui valent le détour.

On dit souvent que le monde est pourri ; s’il existe de vilaines personnes, l‘immense majorité des êtres humains est belle, généreuse et ne demande qu’à partager.

Alors, on y va ?

Kilomètres & Papilles. Explorer. Goûter. Partager.

Une question ou une réaction ?

Ton email reste privé. Les champs marqués d'une * sont obligatoires.

Retour en haut